• _ Tu fais quoi? me pose souvent ma mère

    _ Je rêve. Je lui répond

    _ De quoi?

    _ De tout.

     

    Ils se tuent, ils se battent, ils hurlent, ils pleurent, ils jouent, ils vivent, ils meurent, mais quel importance? Moi je rêve. Je rêve de lui, d'elle, d'eux. Une bulle me coupe du monde, étouffe les bruits, les sons, les mots.

    Je ne sens pas la pluie qui bat, ni les voitures qui passent. je rêve, tout simplement.

    Rêves

    Rêves

    Rêves

    Rêves

    Rêves

    Rêves


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  • Merci pour les dessins à : Asheryw sur Devientart

     

    Il y a avait une fois, au profondeur des océans, une colonie de sirènes.

    Une jeune sirène, Sionna, aimait un jeune sirène, Goulot. Simple histoire, hein? Et bien non.

    Petite vie

    Petite vie

    Un jour, alors que tout allait bien, que Sionna voulut voir la surface. Depuis toute petite, elle avait été bercée par les histoires des adultes, sur un monde lumineux en dehors de l'eau.

    Le lendemain, sans prévenir personne, elle partit, ne laissant qu'une lettre expliquant qu'elle rentrerait vite. Goulot, voulut la suivre. Il la repérat vite, jouant sur un pont.

    Petite vie

    Alors qu'il allait vers elle, un bateau apparut. Goulot, jaillit de l'eau, priant pour que Sionna le voit et comprenne le danger du bateau. Malheureusement, elle ne le vit pas. Le bateau les vit, et les attrapa, Sionna n'étant pas assez rapide.

    Les jours passèrent, et les deux sirènes furent soumises à de nombreuses expériences.

    Petite vie

    Puis les mois défilèrent.

    Petite vie

    Sionna était enceinte, et Goulot faiblissait. Le bébé naquit, et les scientifiques le prirent, Sionna n'en sut pas plus. Un matin, des gens prirent Sionna, l'emmenant dans un zoo.

    Petite vie

    Elle y resta quelques temps, et elle rencontra un jeune homme. Il la regardait tout les jours, évoluant dans son minuscule bassin froid. Au bout d'un moment, elle le haït. Puis elle l'apprécia. Il venait tous les jours, et ils firent mieux connaissance.

    Petite vie

    Ce garçon avait pitié de Sionna, et ils mirant au point un plan pour s'échapper. Le garçon, Mark, travaillait dans un laboratoire, et put "voler" le bébé de Sionna. Ils 'échappèrent.

    Petite vie

    Sionna passa la journée a contempler le visage de son enfant.

    Petite vie

    Les jours qui suivirent, elle appris que Goulot était mort, mais elle tomba amoureuse de Mark. Ils s'aimèrent longtemps.

    Petite vie


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  • J'ai fait l'histoire telle que Rose l'aurait vécu si l'histoire était comme CharlieetIlo.

     

     

    matin, 6h00

     

    Encore le matin. Marre!

     

    Je me lève et m'habille. Je descend. Ma petite soeur est déjà là.

     

    Ma différence

     

    Elle est si normale, si belle.

     

    _bonjour Grande Soeur. me dit-elle

     

    Elle est si gentille avec moi. Elle est bien la seule. Les autres se moquent... Ils disent que je suis moche et trop différente. Je mange et monte dans la salle de bain où je dois inévitablement me regarder dans le miroir pour me coiffer.

     

    Ma différence 

     

     

     

    matin, 7h00

     

    Je part pour le collège. Je dois subir les regards des autres.

    La directrice entre, suivie d'une fille normale. Elle s'appelle Charlène, et s'assoit moi, qui suit derière Romain. J'admire ce garçon.

    Ma différence n°2

    12h00

    Je vais au self. Comme d'habitude, je m'assois au fond, seule. Charlène arrive dans la salle, seule aussi. Elle me  demande :

    _ T'es toute seule ?

     

    Je me retourne vers elle, et lui répond oui.

     

    _ Je peux m'asseoir avec toi? Je t'aime bien. Je trouve que tu es très belle, avec tes cheveux roses.

    Naturellement, je suis surprise. Personne ne m'avait jamais dit ça avant. Elle me regarde bizarrement, et je m'explique :

    _ Personne ne me parle jamais. Les autres m'ignorent et me menacent.

     

    17h00

    Charlène me dit au revoir, et part. Je rentre chez moi, très heureuse de raconter ma journée à ma mère. Elle saute presque de joie, et nous dînons. Pour la première fois, j'ai envie de retourner au collège.

     

    6h00

    Je me lève, m'habille bien et me coiffe. Ma mère est contente pour moi.

     

    7h00

    Sur le chemin du collège, j'achète un petit appareil photo, que je donnerai à Charlène.

    Une fois au collège, je m'assois à ma place, l'appareil sur les genou, emballé dans un paquet.

    Charlène entre, je me lève. Mais je remarque Romain avec elle. Charlène m'aurait-elle déjà abandonné pour un garçon? Je ne veux pas le croire. Les pestes de la classes lui posent pleins de questions. Je la photographie avec Romain. Je parle fort et lui demande :

    _ Hé bien, Charlène, tu es populaire on dirait !

     

    _ Rose ! Ca va ?

     

    _ Oui, et toi ?

     

    _ Tranquille !

    Je me rassure, je n'ai pas perdu mon amie.

     

    Les pestes me voient et s'éloignent. L'un d'elle me jette un regard terrifiant.

     

    _ Des pouffes, des pouffes et encore des pouffes ! lui dis-je

     

    _ En une seule phrase, tu résumes le fond de ma pensée! me répond t-elle

    Je retourne à ma place.

    La directrice entre, suivie d'une fille différente, comme moi. Ses cheveux sont bleus. Elle s'appelle Buru.

    Ma différence n°2

    Les pestes ont l'air de l'aimer. Parce qu'elle vient de la ville et moi de la campagne? Je ne sais pas. Je sais juste que c'est injuste.

     

    12h00

    Au self, Buru m'a poussé, insulté et m'a dit que je n'était pas belle. Charlène essaie de me réconforter, mais les mots restent gravés longtemps dans ma mémoire.

     

    17h00

    Je rentre chez moi en courant. Marre!

    Je ne dis pas bonjour, et monte dans la salle de bain, que je ferme à clef. Je prends les petites boîtes de plastiques que ma mère garde, et me coupe les cheveux. Je place une mèche dans chacune des 18 boîtes. Je prends la boîte de l'appareil photo, la peint en rose, et y dépose une mèche. Je me prend en photo, cheveux court, et pose l'image dans la boîte.

    Ma différence n°2

    Je pose aussi la photo que j'avais prise de Romain avec Charlène. En pensant à Romain, ... je prend une plus grande boîte en plastique, et y colle un message : "Soyez heureux, signé Rose". Et un mot pour mon amie : "Soyez heureux sans moi. Rose". Mais une boîte et une mèche ne montre pas l'amitié. Alors je prends un stylo de ma trouse, et commence à écrire une lettre :

    Chère Charlène,

    Si tu lis cette lettre, c'est que les boîtes ont été données à la classe.

    Comme tu peux le voir, je ne suis pas là aujourd'hui. Au moment où tu lis cette lettre, je suis morte. J'ai sauté du toit d'un immeuble.

    Si j'ai sauté, c'est parce que les autres me rejetaient. Ils me rejetaient parce que j'avais les cheveux roses. J'étais différente. Tu es la seule à être allée au-delà de l'apparence et à avoir voulu me parler. Tu as entraîné Romain avec toi, et je t'en remercie. Soyez heureux tous les deux.

    Il y a aussi une chose que tu ne savais pas : j'avais un cancer à cause de ma couleur de cheveux, et je n'avais plus longtemps à vivre.

    Grâce à toi, j'ai pu mourir en ayant une amie. Merci, Charlène.

    Rose.

    J'écrit aussi une lettre à mes parents :

    Cher famille,

    s'il vous plaît, donnez ces boîtes à tous ceux de ma classe, pour leurs rappeler que j'étais là, triste et souffrante. Oui, je suis souffrante. La semaine dernière, nous avons fait une visite médicale, et le médecin a dit que j'avais le cancer à cause de la couleur de mes cheveux. Je ne devais plus vivre très longtemps, de toute façon. Je ne vous l'ai pas dit, je suis désolé.

    Signé : Rose

    Il ne restait plus qu'à fermer les boîtes. Mais il fallait plus. Alors je pris le rasoir de mon père, et me couper la veine. Je pressais ma plaie dans les boîtes, faisant tomber une goutte dans chacune.

     

    Je sortis. Je montais. Je regardais. Je pesais. Et je sautais. Durant la chute, je ne hurlais pas. L'immeuble était haut, il avait une fin.

    Même morte, je ne me sentais pas ... morte. J'avais l'impression d'être dans un monde parrallèle. Je me réincarnerais peut-être dans une autre forme, une forme que Charlène pourrais reconnaître. mais on peut rêver, non?


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  • Je m'appelle Mya et j'ai 4 ans.

     

    _ Maman? j'appelle

    _ J'arrive ma puce!

    C'est le matin. Il y a des avions noirs dans le ciel. Plein, plein partout. Des points noirs sur une toile blanche.

    Des avions, il y en a depuis deux jours. Ils lâchent des trucs qui explosent. Maman dit que c'est  des feux d'artifices. Mais les feux d'artifices ils font pleins de couleurs, non? Mais bon, Maman ne ment jamais.

    Papa est sorti, hier, et il n'est toujours pas de retour.

    _ Il est où Papa?

     _ ... Il est parti en vacances, ma puce.

    _ Et la soeur, le chien, le bébé aussi?

    Demain c'est mon anniversaire, et je suis sûre que Papa et les autres reviendront.

    Le lendemain, Papa et les autres ne sont toujours pas de retour.

    _ Aussi, aussi...

    _ Et ils reviendront quand?

    A l'heure de manger, toujours personne. Un gros bruit vient de se mettre, et Maman dit qu'il faut jouer à cache-cache, et me dit d'aller dans la cave. J'y vais.

    J'attends... C'est long, je dois avoir gagné! J'essaye de sortir, mais la trappe est bloguée. Je hurle. Maman arrive toujours quand j'ai peur. Mais personne ne vient. J'attends encore. Longtemps. Enfin, la trappe s'ouvre. Un monsieur que je ne connais pas me tends la main. Il parle bizarrement, et je ne comprends pas. Mais quand je demande :

    _ J'ai gagné le cache-cache?

    Il me répond :

    _ Oui, tu as gagné. Et tes parents sont partis en vacances.


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  • Trouvé sur le blog de CharlieeIlo

     

    Les gens insultent de débile mon petit frère, sans savoir qu'il sera handicapé à vie.

     ~~~

    Une fille de 15ans, donne la main à son fils; les gens la traitre de p**e sans savoir qu'elle a été violée à 13ans.

    ~~~

    Les gens traitent un Monsieur de gros sans savoir qu'il a une maladie qui lui cause l'obésité.

    ~~~

    Les gens fuient un Monsieur avec le visage défiguré sans savoir qu'il a risqué sa vie en étant pompier.


    ~~~
    Publie ceci si tu es contre la discrimination et les stéréotypes. Je parie que 95% d'entre vous ne le 

    publieront pas

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Tu vois la fille que tu viens de traiter de grosse ?

    Elle a fait une sordose de pilules amaigrissantes.

    La fille que tu viens de traiter de laide ?

    Elle a passé des heures à se maquiller en espérant que les gens l'aiment

    Le garçon que tu viens de faire tomber ?

    Il est maltraité à la maison.

    Tu vois l'homme avec les cicatrices ?

    Il a combattu pour son pays.

    Le gars dont tu viens de te moquer parce qu'il pleure ?

    Sa mère est entrain de mourir.

    Si vous êtes contre l'intimidation, la méchanceté gratuite et le mépris mettez ce texte sur votre blog. 95% d'entre vous ne le ferront pas, mais seras-tu comme un(e) des 5% qui l'ont mit ?

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

    Ce texte m'a touchée, donc je le mets.

    Mon nom est Sarah, j'ai 3 ans.

    Mes yeux sont enflés je ne peux pas voir,

    je dois être bête je dois être méchante,

    Quoi d'autre aurait pu mettre mon père dans un tel état?

    Je souhaiterais être meilleure je souhaiterais être moins moche

    Alors peut-être que ma mère voudrait toujours me faire des câlins.

    Je ne peux pas parler

    Je ne peux pas faire de bêtises

    Sinon je suis enfermée toute la journée.

    Quand je me réveille je suis toute seule, la maison est noire.

    Mes parents ne sont pas chez moi.

    Quand ma mère vient j'essaye d'être gentille, sinon j'aurais peut-être un coup de fouet ce soir.

    Ne fais pas de bruit! Je viens juste d'entendre une voiture mon père revient du bar de Charlie.

    Je l'entends jurer.

    Il m'appelle.

    Je me serre contre le mur.

    J'essaye de me cacher de ses yeux démoniaques

    J'ai tellement peur maintenant, Je commence à pleurer.

    Il me trouve en train de pleurer

    Il me lance des mots méchants,

    Il dit que c'est de ma faute Qu'il souffre au travail.

    Il me claque et me tape et me crie dessus encore plus, je me libère enfin et je cours jusqu'à la porte.

    Il l'a déjà fermé

    Je me mets en boule, Il me prend et me lance contre le mur.

    Je tombe par terre avec mes os presque cassés, et ma journée continue avec des méchancetés dites... "Je suis désolée!", je crie

    Mais c'est déjà beaucoup trop tard

    Son visage a tourné Dans une haine inimaginable.

    Le mal et les blessures encore et encore

    Mon dieu s'il te plait, aie pitié! fais que ça s'arrête s'il te plait! et enfin il arrête et va vers la porte, pendant que je suis allongée, immobile par terre.

    Mon nom est Sarah J'ai 3 ans, ce soir mon père m'a tué...

    Il existe des millions d'enfants qui comme Sarah se font tués. Et tu peux les aider. dégoute moi jusqu'au plus profond de moi si tu lis ça et que tu ne le fais pas passer, je prie pour toi, parce que tu dois être une personne sans coeur pour ne pas être affectée par cette histoire Et parce que tu as été touché, fais quelque chose!! Tout ce que je te demande, c'est d'envoyer ça et de reconnaitre que ces choses arrivent, et que des gens comme le père de Sarah vivent dans notre société. Fais suivre cette histoire parce que même si ça paraît fou, ça peut peut-être changer indirectemment nos vies. Hey, tu sais jamais. S'il te plait fais suivre ça si tu es contre.


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  • Ethan (se dit Essan)

    Ethan, tu es peut-être handicapé, tu ne pourras peut-être jamais marcher tout seul, tu ne pourras peut-être jamais manger tout seul, tu ne pourras peut-être jamais reconnaître mon visage même si tu le voyais tout les jours, tu ne pourras peut-être jamais dire une phrase correcte, tu ne pourras peut-être jamais jouer avec nous, tu ne pourras peut-être jamais aller à l'école, tu ne pourras peut-être jamais devenir pompier et tu ne pourras peut-être jamais lire ce texte, mais sache que je t'aime très fort.

    Ethan, que je ne vois que quelques fois par ans pendant quelques heures, tout le monde t'aime à la maison.

    Maman qui penses à toi.

    Papa qui penses à toi.

    Finnihé qui penses à toi.

    Ia qui penses à toi.

    Juka qui penses à toi.

    Ariane qui penses à toi.

    Miriamme et Amaïnne qui pensent à toi.

    ON T'AIME TOUS!!!!!!!!!!!

    Je t'aime, mon tout petit frère


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  • Ce matin, je me suis réveillée dans un lit étranger. Comment étais-je arrivé ici? Je me levais et allais allumer la lumière, me guidant grâce à la faible lueur qui filtrait à travers le rideau. La vive lumière m'éblouit. Dès que je me suis habituer, j'ouvre les yeux et découvre la chambre dans laquelle je dormais. Petite, murs blancs, un chambre d'hopital. Je ramenais mes souvenirs, et me rappelais l'accident de voiture. Ma mère me ramenait d'une fête. Je n'étais pas soule, et je me rappelle mieux à présent. Un virage serré, une voiture en face, le ravin, ...

    Mais, et ma mère? Soudain, une infirmière arrive dans ma chambre, je me recouche. Elle me dit :

    _ Nous avons à parler. Tu as eu un grave accident. Ta mère aussi... Le conducteur était soul...

    Et elle se tait. Je sais les mots qui vont suivre, mais je ne veux pas les entendre. Pas entendre que me mère est morte par ma faute. Morte parce que la route était dangereuse, parce qu'il y avait une voiture en face. je ne veux pas entendre.

    Alors je me met à pleurer. Toutes les larmes de mon corps. Toutes les larmes du monde. La vie est injuste. Ce n'était pas ma mère qui était soule, c'était le conducteur d'en face.

     

    Maman?

    Maman?

    je me laisse tomber, en continuant de pleurer.

    Maman?

    Oui la vie est cruelle. oui elle est injuste, mais je ne peux pas abandonner, pas maintenant. Je dois soutenir papa. Et mon petit frère. Je n'y arriverais pas. La vie est trop dure, trop injuste, trop cruelle...

    Les heures ont passées, je me suis calmée. Papa entre,  suivi d mon petit frère, Juky. Juky est trop petit pour comprendre. Mais assez grand pour demander :

    _ Maman?

    Arrêter de boire, de rentrer soul. Stoppez ça et restez prudent sur les routes. Si vous ne le faites pas, plusieurs personnes en souffrirons. D'abord, la victime que vous avez tué, puis toute sa famille, puis les amis de la famille, et enssi de suite..


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  • Crie tes pleurs, mon enfant

    Crie ton coeur, mon enfant.

    Pleure ton corps en chantant

    Pleure tes larmes en dansant.

     

    Le monde que j'ai connu

    S'écroule sous mes pieds

    Le monde que j'ai connu

    S'effondre sous mes pieds.

     

    Les enfants ne rient plus;

    Les femmes n'accouchent plus,

    Les hommes sont perdus,

    Le monde est tendu.

     

    Que faire, toi qui sait tout?

    Vas-tu me répondre?

    Parlais-je à un caillou,

    Ou au grand maître de la foudre?


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  • Je m'appelle Isa. J'ai 12 ans. J'ai 4 frères et 2 soeurs. Je suis syrienne.

    Mes parents ont décidés de traverser la mer pour rejoindre la France.

    Je suis pressée de partir de mon pays, la Syrie.

    Mais pour cela, il nous faut :

    _ arriver à la mer

    _ embarquer dans un bateau

    _ arriver sur la place de France

    _ passer les douanes

     

    Nous partons. Direction la mer.

     Mon plus grand frère, Siflo, passe devant. Soudain, il tombe. Une balle perdue lui est passée au travers de son corps.

    Mais nous n'avons pas le temps, et courrons, de peur d'être touchés.

     

    Nous arrivons en vue de la mer. Mais nous n'avons pas assez d'argent. Papa décide de rester en Syrie. Il nous rejoindra, il a dit. Nous prenons et montons dans un canot. Tout l'argent de papa y est passé.

     

    Le deuxième jour de navigage, un des mes frères, Crai, tombe dans l'eau en voulant attraper un poisson. Il se noye.

    Le troisième jour, une tempête nous surprend et une de mes soeurs, Milaine,  tombe et disparait.

    Le cinquième jour, nous arrivons enfin. Un de mes 3 frères, Souff, est très malade.

    Nous marchons plusieurs jours, mais mon frère m'en peut plus et meurt.

     

    Enfin, nous arrivons en vue de la douane. Nous sommes arretés pour ne pas avoir de papiers. Nous ne comprenons pas vraiment ce qu'ils disent, mais nous saisissons l'essensiel. Nous devions partir de la France. Mais nous ne pouvons pas, et nous nous échappons. Ma mère est reprise. Je me retrouve avec mon plus jeune frère, Caraï, et ma dernière soeur, Caïla. Aucun des deux ne dépassent les 7 ans.

    Nous marchons encore des jours entier. Nous arrivons en vue d'un village, et sonnons à la première maison. Heureusement, la dame est gentille et nous donne à manger et des vêtements. Mais elle nous dit aussi d'aller au centre des réfugiés.

    Nous partons pour ce fameux centre.

     

    Nous y arrivons, fatigués, affamés. Des hommes nous prennent en charge et nous séparent. Je n'ai pas la force de résister et me laisse me faire entraîner. Ils me demandent mon âge, mon prénom, des informations sur mon trajets.

    Enfin, après l'interrogatoire, je retrouve mon frère et ma soeur. Je prend celle-ci dans mes bras. Elle est si maigre!

    Ma fin

    Elle se met à pleurer, entraînant mon frère, et je fini par m'y mettre.

    Les hommes nous donnent un tente et nous mettent dans un camps entouré de barbelés. Ils disent que c'est pour les ''méchant'' ne viennent pas. Mais je sais que c'est pour que nous ne sortions pas.

     

    Des jours ont passés. Les médicaments que nous attendions ne viennent pas. Nous sommes sales et pas mieux logés et nourris qu'en Syrie. Mais où est la France qui nous promettait de la sécurité?

    Mon frère tombe malade, et les médecins ne viennent pas. Des journalistes sont venus. Ils nous ont posés des questions, je répondais, mais ils ne me croyaient pas.

    France que j'avais priée, où es-tu?

    Mon frère meurt. Ma soeur est pied nus dans la neige. Presque nue, à part un tee-shirt qui lui arrive aux genoux. Elle a froid et pleure souvent la nuit.

    Des garçons me violent et me battent. Je suis blessée, humiliée. Mais ma petite soeur, est en sécurité de ces monstres.

    Je me fais une amie. Je passe beaucoup de temps avec elle. Ma soeur l'aime bien.

     

    Mais un soir, les garçons m'attrapent et m'accroche à un arbre. Ils me déshabille et repartent.

    Ma fin

    Après plusieurs heures, seule dans le froid, j'arrive à me détacher. Je cours vers ma tente. Aucun son n'en sort. Je rentre et je reste immobile par la peur. Devant moi, mon amie a 4 trous dans le ventre et ma soeur et nue, attachée au lit. Elle pleure. Je la détache et me précipite près de mon amie.

    Ma fin

    Où est donc la sécurité dont nous avez parlé les militaires. Où sont-ils, d'ailleurs? J'ai envie d'aller leur demander. Mais je dois me concentrer sur mon amie. Elle ne m'a même pas dit son prénom. Elle ouvre les yeux.

    _ Tu ne peux rien pour moi... Je m'appelle Arion...

    Puis elle meurt, là, dans mes bras.

    Oh, toi France que j'ai aimée, pourquoi tu ne m'aides pas?

    Non, je ne dois pas me laisser aller. Je dois m'occuper de ma petite soeur. Comment s'appelle-t-elle déjà? J'ai oublié... Je pose doucement le cadavre d'Arion et prend ma petite dans mes bras. Elle est si légere!

     

    J'ai passé le plus dur : les portes du camps. Je la porte jusque devant une porte et la pose, lui ordonnant de na pas bouger. Je toque, et part me cacher derrière un arbre. Aussi maigre, on dirait que ma soeur a à peine 4 ans. Pourtant, elle en a 5.

    Une femme ouvre la porte et voie ma soeur. Celle-ci pleure, encore nue. Il se met à neiger.

    Ma fin

    La femme n'hésite pas et prend ma soeur dans les bras pour la faire entrée. Elle est sauvée!

    Moi, par contre, pas encore. Mais peut importe. Je me laisse glisser par terre, dos à l'arbre. L'écorse m'arrache de la chair, mais je m'enfiche. Ma soeur est en sécurité.

    La porte s'ouvre une seconde fois. Mais je ferme les yeux. Des pas s'approchent; Je ne bouge pas. Des mains me prennent. Je ne bouge toujours pas. Les mains me déposent sur une surface moelleuse. Je ne bouge toujours pas, pourtant je voudrais ouvrir les yeux, mais je n'y arrive pas. Je voudrais bouger ma tête, mais impossible. Je ne sens pas si il fait chaud ou froid. Je n'entend rien. Seul la voix de ...Caïla... Caïla, c'est son prénom. Oui, Caïla, ma petite soeur adorée. Celle que j'ai protégée, qui a vue Arion se faire tuer, qui s'est fait violer, malgrès son jeune âge. Ma petite Caïla... Mais que me dis-tu? Je ne comprends pas.

    Oui, vous avez compris. Je suis morte. Morte parce que personne n'a empêché la guerre en Syrie. Parce que la dame du petit village ne nous a pas acceuillie. Qu'elle ne nous a pas ammenés à un poste de police, pour être sauvés. Parce que les journalistes ont menti en disant que les réfugiés vivaient dans des zones protégées. Parce que personne ne m'a donné la chance de survivre. Parce que le camps était sale et les secours n'arrivaient pas. Parce que personne n'a voulu m'écouter.

     

    Ma famille telle qu'elle aurait dù être :

    Milaine                            Caïla                                        Moi, Isa

    Ma fin

    Ma fin

    Ma fin

     

    maman et papa, Rimy et Francco

    Ma fin

     

    Caraï                                                                                        Souff                                                                             Crai

    Ma fin

    Ma fin

    Ma fin

     


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  • C'est noël. Aujourd'hui, tout le monde est heureux, sauf moi. Je cherche en vain, sous le sapin, un cadeau à mon nom. En vain, comme toujours.

    Moi, j'ai offert des cadeaux. Mais je n'en ai pas reçu. Mon coeur saigne.

    Maman, tu me vois? Peut-être pas. Mais pourquoi tu ne me vois pas?

    Je suis là. J'ai sauté, crié, dansé mais personne ne m'a adressé le moindre signe.

    Pourquoi personne ne me voit?

    C'est pareil partout. Au collège, dans les rues, ... Partout.

    Je suis bousculée, ignorée. Personne ne semble le remarquer. Ah, oui, normal, je suis invisible...

    Je vous aime, mais vous ne m'aimez pas. Parce que je suis invisible? Ou par se que vous ne voulez pas me voir?

    Regardez moi

    Regardez moi


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